Présentation de « Individu, révolte et terrorisme »


Jacques Wajnsztejn
Paris, L'Harmattan,
coll. « Temps critiques »
2010, 139 p.
ISBN : 978-2-296-11242-1

La première édition de ce livre date de 1987.
Dans une première partie, l’auteur mettait en évidence l’échec de la théorie du prolétariat à saisir les transformations du rapport social et la crise de représentation de ce prolétariat par ses médiations traditionnelles (syndicats, partis, références aux pays du bloc socialiste). Ceci était analysé à l’aune de la défaite du dernier assaut révolutionnaire de notre temps (1968-1978). Dans une seconde partie, il cherchait à mettre en rapport ce contexte et le phénomène de la lutte armée tel qu’il s’est développé, en RFA et en Italie surtout, mais aussi en France, comme réponse à ce vide politique.
On pourrait penser ces questions dépassées, aujourd’hui que l’idée même de révolution semble avoir été enterrée. Nous pensons qu’il n’en est rien et cela pour au moins deux raisons : la première est que si ces mouvements de lutte armée ont été défaits, ils ont posé à leur manière et dans leurs limites la question du rapport entre mouvement de lutte, légalité et violence sociale ; la seconde est que l’Etat lui-même relance sans arrêt la question de ce niveau de violence légitime, mais à son profit cette fois, en criminalisant la moindre lutte (anti-G8 à Gênes, arrachage d’OGM, « affaire Tarnac », « usagers pris en otage » par les grévistes des transports publics) et en répandant partout la peur des nouvelles classes dangereuses.

Lire la préface


     

    • Les différentes formes de conscience du procès d'individualisation
    • Mai 68 : réactivation et critique du programme prolétarien
    • Le mouvement social italien depuis la fin des années 60 : la théorie opéraiste et « l'autonomie ouvrière »
    • Terrorisme et procès d'individualisation
    • Propositions provisoires sur le terrorisme