L’opéraïsme italien au crible du temps

suivi de Opéraïsme et communisme d’Oreste Scalzone


Fiche technique


Éditeur : À plus d'un titre
Lieu d'édition : La Bauche    
Date de parution : octobre 2021
Nombre de pages : 258 p. 
Dimensions : 17,0 cm × 22,0 cm  
Présentation : Broché   
ISBN : 978-2-917486-76-4
EAN : 9782917486764


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Diffusion et distribution : Éditions D’en bas


Présentation

Si l’Internationale situationniste a pu dire, un peu présomptueusement, qu’elle était « la théorie de son temps », en résonance avec le Mai-68 en France, l’opéraïsme comme théorie de l’autonomie ouvrière s’est révélé être la théorie de son temps en Italie. À travers le mai rampant, il a imprégné de larges secteurs de la jeunesse étudiante et ouvrière, tout particulièrement celle issue de l’immigration interne en provenance du Mezzogiorno. En cela, l’opéraïsme a constitué le dernier maillon théorique de la chaîne historique des luttes de classes. Il a maintenu le lien entre d’une part, l’affirmation d’un pouvoir ouvrier pendant l’automne chaud de 1969, et d’autre part son possible dépassement vers une révolution à titre humain à travers le vaste mouvement de refus du travail des années 1970 (absentéisme, sabotage, grèves antihiérarchiques pour un salaire indépendant de la productivité). Ce mouvement trouvera son point culminant en 1977 dans une rupture définitive avec les syndicats et le PCI. C’est cette démarche théorique et ses pratiques que nous appréhendons ici à partir de notre propre saisie.

Pour sa part, Oreste Scalzone, alors directeur du journal homonyme du groupe Potere operaio, intervient dans Opéraïsme et communisme, non pour faire revivre un opéraïsme fantasmé ou au contraire englobé dans l’album de famille d’un mouvement communiste en général, mais pour mettre en avant, par-delà ses éléments de continuité et de discontinuité, en quoi il s’est avéré être un mouvement hérétique.


Sommaire

  • Pourquoi l’opéraïsme ?
  • Enjeu théorique et contextualisation politique
    • L’opéraïsme n’est pas une variante d’ouvriérisme
    • L’opéraïsme, produit et réaction au néo-capitalisme italien : « le point de vue ouvrier »
    • Refus du travail, maturation politique et organisationnelle
    • L’ouvrier collectif contre le capitalisme collectif
    • L’autonomie ouvrière
    • L’autonomie ouvrière critique et met en crise les organisations d’avant-garde
    • La question de la violence traverse tout le mouvement
    • De l’ouvrier collectif à l’ouvrier social, de l’usine à la métropole
    • Nous opéraïstes éclaire et met en perspective Ouvriers et capital
  • Caractérisation de l’opéraïsme historique
    • Une inversion stratégique : l’initiative ouvrière
    • L’opéraïsme : une hérésie théorique à l’intérieur du marxisme
    • Une théorie « italienne »
      • Une phase de modernisation accélérée
      • « Le maillon faible » et l’enquête ouvrière
      • Un rapport particulier aux organisations traditionnelles de la classe ouvrière
      • La transformation des forces productives du capital comme enjeu des luttes de classes
  • Unité de l’opéraïsme ?
    • Des frontières floues…
    • mais néanmoins, un fil commun…
    • … qui ne peut dissimuler des évolutions internes importantes et des orientations très différentes, voire divergentes
      • Sur la question de l’organisation
      • Sur le contrôle ouvrier et la perspective autogestionnaire
      • Sur les rapports théorie/pratique
      • Sur les rapports entre conditions objectives et interventions subjectivistes
      • Parti ou avant-garde de masse
    • De nouveaux défis ?
      • La nature de classe des étudiants et techniciens bouscule l’affirmation opéraïste de la centralité ouvrière
      • Le toilettage de l’opéraïsme dans « l’alliage » ouvriers-étudiants
      • Pour conclure sur l’homogénéité de l’opéraïsme
  • L’opéraïsme dans sa période historique
    • L’imbroglio 68
    • L’imbroglio 77
    • Mario Tronti, la révolution et les mouvements « de libération »
    • Théorie politique contre tendances anti-politiques
    • L’ouvrier social et l’achèvement de la dialectique
    • Rapport social capitaliste ou autonomie de classe ?
      • Le salaire comme variable indépendante
      • De l’usinisme ouvrier à l’usine sociale
      • Du salaire politique au salaire social
      • Le salaire garanti : nouvelle forme du salaire politique ou changement de paradigme ?
    • Negri : Marx au-delà de Marx
      • Impatience politique et nouvel antagonisme
      • Les diverses lectures opéraïstes du « Fragment sur les machines »
      • De l’autonomie à l’autonomisation, « l’indépendance antagoniste »
      • Un communisme du capital ?
    • Nouvelle composition de classe ou décomposition de la classe ?
      • « Bifo » et le jeune prolétariat
      • « Bifo » et la critique de la classe comme « abstraction réelle »
    • Composition politique de classe ou fractions communistes ? De la difficulté à trouver le bon niveau d’intervention
  • Mario Tronti : Roman de formation, parti et luttes proletaires
    • Une démarche rétrologique inattendue
      • Opéraïsme et PCI
      • L’opéraïsme comme expérience personnelle à l’époque de la politique au crépuscule
      • Une étrange réhabilitation du conservatisme révolutionnaire
    • Autonomie du politique, parti formel/parti historique
  • Le testament politique de Nous opéraïstes
    • Le « réalisme » de Tronti
    • Particularisation ouvrière ou universalisme prolétarien ?
    • Sortir de la tragédie de la défaite ouvrière
    • Ralentir le temps de la modernité
  • Notes en marge : opéraïsme et communisme (Oreste Scalzone)
    • La frêle force de l’Opéraïsme
    • Préalablement, questions de mémoire…
    • Funeste Homonymie
    • L’opéraïsme : un « dedans/contre » (le champ)
    • L’amère victoire posthume de l’opéraïsme
  • ANNEXES : La critique des groupes opéraïstes par les groupes communistes radicaux en France
    • Annexe 1 : La critique du groupe Négation adressée au groupe Potere Operaio
    • Annexe 2 : La critique du GLAT adressée au groupe Lotta Continua
    • Annexe 3 : La révolte des étudiants italiens en 1977 : un autre moment de la crise de la représentation (Invariance, série III, no 5-6, 1979)
    • Annexe 4 : Autonomie et auto-organisation après la « révolution du capital »


Bonnes feuilles

Lire l'introduction Pourquoi l’opéraïsme ?

Lire les notes en marge d’Oreste Scalzone Opéraïsme et communisme

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